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mardi 1 avril 2014

Interview exclusive de Luizo Vega : "Les connotations moralistes, jem'en fous."

Présentation de l'artiste :   
Artiste-Performeur-Modèle-Photographe.

Il incarne son art. C'est très rare. En général, on le crée.
L'artiste arrive... vêtu de manière sportive : gris et noir. 
Il a fier allure accompagné de son chien : Pépito. 
Il est d'humeur enjoué...
l'interview peut commencer...

1- Qui est Luizo Vega ?
"Un homme qui voudrait devenir Art."
Robert Bartholot for Diesel Art Berlin
- Votre enfance
"J'ai grandit dans une petit ville de Cordoba en Argentine où la nature y est exubérante. J'y ai étudié l'Art, dès l'âge de cinq ans. Et c'est à l'âge de treize ans que j'ai commencé à pratiquer l'athlétisme. C'est en devenant champion sud-américain que je suis arrivé a Buenos Aires. A mes dix-huit ans que j'ai débuté ma carrière  de performeur."

- Vos peurs, traumatismes...
"En fait, j'essaye de confronter mes peurs à travers mes performances. Ainsi, je les oppose au ridicule, à la douleur, au rejet, à la mort subite... Je ne peux pas dire qu'elles disparaissent, mais c'est vrai que cela me permet de les démystifier.
Sinon, ma formation religieuse a toujours été une grande inspiration pour moi. Le martyre et le défi de civilisation principalement. La recherche du sacré au travers de la profanation, se donner dans sa totalité. Je pense que le fait de naitre un 24 de décembre m'a prédestiné d'une certaine manière."

- Vous vous êtes fait tatoué le cou 666, c'est le chiffre de la bête selon l'Apocalypse... Satan. Vous vous parlez de Lucifer. Pourquoi?
"Les légendes du christianisme me fascinent, spécialement celle de lucifer, l'être parfait, le favori de Dieu, de toute beauté et de puissance sans égal. Il décidât d'entreprendre son propre chemin, et de se séparer du père, de rompre avec ce lien, ce qui a donné lieux à une guerre, une révolution. Il s'empara alors du tiers des anges, pour créer sa propre version d'Eden. 
Comment je ne pourrais pas être fasciné ? Les connotations moralistes, je m'en fous.  
D'ailleurs vous savez, moi je ne crois ni au bien, ni au mal. "
Santo the Obscene by Bruce LaBruce

jeudi 7 février 2013

Louis Vuitton Dans Les Traces d'Hermès




Début 2012, on pouvait lire cela : "La Chine, une consommation ostentatoire." En 2013, un constat se dessine : le mode de consommation chinois est en plein changement. Louis Vuitton a perdu des parts de marché en Chine. Son taux de croissance n'est plus à 2 chiffres, sa mécanique s'essouffle.

Après avoir consommé du LV sans modération, la clientèle de plus en plus sophistiquée se tourne vers une offre moins diffuse, moins représentée, plus exclusive et in fine plus précieuse. Rien d'étonnant en cela, la clientèle française en son temps a déjà bien intégrée ce mode de comportement. Alors, imaginez le problème pour Louis Vuitton, qui procède à une distribution de masse comme d'aucuns en parlent, et plus généralement pour LVMH. Il leur faut éviter si la banalisation de leur enseigne LV. 

Ainsi, une stratégie "élitiste" va être mise en place. Elle consistera à offrir davantage de sacs en cuir et de services plus haut de gamme, selon les termes de Mr Bernard Arnault qui ajoute : "Nous ne développerons pas les produits qui entraînent une forte demande."  

LV souffre d'une trop grande visibilité. Alors, depuis 2011 le réseau boutique stagne, elle procède au mieux à des agrandissements de surface de vente. Mais quel effet peut avoir une stratégie élitiste dans une telle structure ?
Cela suffira-t-il?
En tout cas ils gagent que cela permettra de maintenir un bon taux de croissance.

Par cette politique, louis Vuitton se rapproche encore davantage de la maison Hermès. On peut louer cette démarche c'est en tout cas du bon sens de chercher dans cette Maison ce qui fonctionne et a permis à la marque de caracoler en tête afin ensuite de se l'approprier.  
Mais à stratégie égale il n'y a pas forcément résultat égal.  
Hermès bénéficie d'une image forte de luxe ultime. Elle s'appuie essentiellement sur "ses petites mains", la richesse de son artisanat. Et enfin elle ne connait pas le même réseau boutique. Aucun risque chez elle de se voir banalisée.
Souhaitons à Louis Vuitton de gagner ses lettres de noblesse.

mercredi 30 janvier 2013

Les petites Mains d'Edgard Hamon Parurier de Paris


Aujourd'hui 29 janvier 2013, je suis l'invité privilégié, en tant que rédacteur en chef d'un blog de luxe, des ateliers Edgard Hamon, afin de découvrir la manufacture et de participer à un atelier ludique.
16H30, je passe la porte de l'immeuble en pierre et fer signé Gustave Eiffel, du 5 rue d'Uzès Paris 2ème. 
Pour m'accueillir : Mr Arnaud Paix Styliste, l'initiateur de cette rencontre et Madame Véronique Lamotte Directrice Opérationnelle. L'échange est chaleureux, intéressant et respectueux. Ils ont pris soin de m'inviter bien avant l'heure du dit "atelier", afin que je profite d'une visite privée de la manufacture. Délicate attention ! 
Mr Arnaud Paix et moi-même

Je découvre l'atelier et son stock, le service garantissant un excellent niveau de qualité puis l'étape de l'emballage et enfin l'envoi. Sur mon parcours chacune des petites mains me sourie et me salue.
Les petites mains

C'est immense et petit à la fois, on ressent très vite ici la frénésie qu'il peut y avoir quand les calendriers de la Mode l'imposent. 



Je suis bientôt rejoins par un consultant sur le e-commerce et une journaliste de FashionMag. Les participants aux ateliers sont savamment sélectionnés. On est au complet, trois voire quatre personnes et pas plus. Ils privilégient un accueil de qualité. Notre atelier peut commencer.
Dans le discours on va sentir immédiatement l'amour de l'artisanat. C'est du travail fait main, réalisé à la commande, du sur-mesure haut de gamme.
On se voit expliqué les valeurs de la Maison : l'éthique et la confidentialité, le savoir-faire, la façon, on est alors initié aux différentes étapes, de l'élaboration à la finition tout en nous faisant prendre en main les différentes machines : refendeuse, coupeuse, ou autre pareuse...il s'agit de réaliser une ceinture ou un bracelet au choix.
La refendeuse



La réalisation de notre ceinture ou bracelet est terminée, on est alors invité  à prendre une flute de champagne, on échange nos remarques sur cette expérience, des amuses bouche nous sont offerts. 
Je le répète, on a été très bien reçu !

Les ateliers Edgard Hamon entre donc dans une phase de communication. A ce jour c'est le deuxième atelier. En cela, je veux les aider tant il est louable de vouloir mettre en avant leurs petites mains entièrement dévolues à la haute couture et au prêt-à-porter de luxe. 
Ainsi, ils collaborent avec les plus belles maisons : Lanvin, Chanel, Balenciaga, Balmain...
La particularité de cet atelier a permis sans nulle doute, sa continuité depuis 1919 et de la plus belle façon qu'il soit. En effet, il n'a pas été racheté. C'est le seul, avec ses 850m2 sur 3 niveaux, a pouvoir travailler à la fois le métal et le cuir, ainsi que la résine et le tissu. Il n'a pas fait le choix de la spécialisation à l'inverse des autres ateliers du début du siècle. Et on l'a vu, nombre d'entres eux ont disparus faute de clients suffisants ou sinon ont été rachetés et sauvés par leur principal client ( ex : les ateliers du brodeur parisien Montex dernière acquisition de la maison Chanel). Lancés par des boutons pour les bottines des années 20, le parurier a développé son offre par des ceintures puis par, ce qui constitue aujourd'hui son principal essor, le bijou fantaisie. Ils s'est révélé visionnaire et est monté en compétence. Leur avenir est serein.

jeudi 8 novembre 2012

Le SEPT CINQ : Une Opération à Coeur Ouvert Sur la Boutique Retail

Par Stephen Dastugue


Le marché parisien du prêt-à-porter est en berne, depuis un moment maintenant. Les marques s'adaptent, selon leur ADN, selon leur structure économique, leur clientèle. Elles sont presque toutes confrontées à une baisse d'activité, leurs magasins se voyant privés de tout passage. Alors la question n'est pas de savoir où est passé ma clientèle ? Mais plutôt comment faire pour l'inciter à pousser la porte de mon magasin ?
Les concepts store se multiplient. Tous ont pour objectif de ranimer le coeur du magasin. Alors on le perfuse de net, pour le rendre intéractif. On le greffe de nouveaux services. On professionnalise l'équipe de vente. Dans tous les cas on essaye de lui insuffler la vie. 
C'est dans cet esprit, que va naître la boutique de 60 m2 Sept-Cinq, ce 14 novembre au 54, rue Notre Dame de Lorette dans le 9ème arrondissement.
Cette boutique se destine tout entière à la clientèle féminine. Son offre  sera constituée de jeunes créateurs d'accessoires, dénichés dans les salons de prêt-à-porter. MySuelly pour les sacs, Meilleur ami, pour les foulards, Konfetti pour les pochettes, Alix de la Forest, pour des chaussures exclusives et Tatoosh. Par ailleurs, la boutique sera dotée de deux services innovants. L'un consistera à permettre à sa clientèle de partager un thé, un café, accompagné de son cookies, cupcakes...
L'autre service, lui offrira de la lecture selon l'actualité de la Mode. Des événements viendront s'ajouter. Bref on l'a compris, tous les moyens sont mis en oeuvre pour faire battre ce petit coeur voué à grandir. Souhaitons lui bonne chance !
Recréer des lieux de vies voilà une réponse à bien des maux...

samedi 29 septembre 2012

Burberry : New Concept-Store Interactif


Burberry inaugurait, en pleine Fashion week de Londres, son nouveau flagship de 2500 m2, au 121 Regent Street. 
Cela ne pouvait passer inaperçu, tant le nouveau concept "Burberry world Live" s'inscrit pleinement dans l'évolution du marché. Le e-commerce connaît un fort développement. Dans mon article :"L’impact du commerce en ligne sur la boutique retail ", je concluais sur : "le web et le retail forment l'équation parfaite. On a donc, deux canaux de vente, indispensables et indissociables". 
Burberry a intégré cette conclusion, puisque son concept unique fait fusionner le territoire physique et digital de la marque.

Christopher Bailey présente Le flagship

"Ce magasin donne vie à notre monde digital en le transformant, pour la première fois, en un lieu d'expérience et de vie", selon le CEO de la marque. Ainsi, 500 enceintes camouflées ont été intégrées. Une galerie numérique et une scène gigantesque pour accueillir les groupes de rock, ont été crées. Et des miroirs interactifs capables de se transformer en écran selon le produit porté ont été installés. En fait, chacun des vêtements, des accessoires ou autres, se voit doté d'une puce. Laquelle permet aux écrans, quand un client choisit un article, de diffuser les caractéristiques du produit. Ce High Teck offrant au "client de faire à l'intérieur du magasin, exactement la même chose que ce qu'il peut faire en ligne".
Un constat s'impose : la boutique retail se voit dynamisée par ce nouveau concept. Pour ainsi dire, elle en devient vivante. Se faisant, une longue vie se dessine pour ce concept-store, qui certainement évoluera encore chez d'autres enseignes.  

dimanche 23 septembre 2012

La Poste du Louvre s'inscrit dans un embourgeoisement du Centre de Paris



La Poste du Louvre s'inscrit dans le renouveau du Centre de Paris. 
On nous à révélé les plans de la future Samaritaine, l'année dernière, livraison prévue en 2014 . Le Forum des Halles, lui se réinvente. A ce jour, la démolition est achevée, on en est au stade de la reconstruction, pour une livraison, en 2016 . A présent, c'est la Poste du Louvre qui opère un véritable lifting écologique. 

Le maitre d'orchestre est l'architecte  Dominique Perrault. Aujourd'hui, il nous livre sa réflexion :" cet îlot industriel fermé, monolithique, intraversable, va devenir, un îlot urbain ouvert sur son quartier."
Le montant de la facture, 80 millions d'euros. Alors pour financer cette transformation, le bâtiment  va passer à un usage mixte, avec des services publics (un bureau de poste), des bureaux, des commerces (2300m2), des logements sociaux (1200m2), et un hôtel 4 étoiles sur 7200m2, situé aux deux derniers étages, pourvu d'un restaurant panoramique et dune vue exceptionnelle sur Beaubourg, l'église Saint-Eustaphe et Montmartre. Le toit sera en partie en verre, sinon végétal. Il sera agrémenté de panneaux solaires et permettra la récupération des eaux pluviales. Un îlot centrale végétal, viendra articuler l'ensemble.


Les travaux débuteront en 2013, pour être livré en 2017. A cette date, tout le Centre de Paris se verra dynamisé, avec ces forts investissements opérés dans ses plus beaux bâtiments. C'est 10 000m2, sui s'ajoutent à mon article :"le marché du luxe se paye Paris".
Nul doute que tous les commerces de proximité, verront leur chiffre d'affaire grimper, et que les propriétaires riverains, eux, constateront une hausse importante du prix au m2. Si ce dernier point, constitue un effet pervers de la rénovation, reste que le Centre de Paris se mourait depuis maintenant, une dizaine d'années. Se faisant, il devenait plus que nécessaire, d'investir dans de grands projets de rénovations/transformations.

samedi 2 juin 2012

L'ambition : un terreau à cultiver

Stephen Dastugue

J'entends ici et là, des réflexions sur des problèmes que les sociétés ont traversées, depuis la crise économique, et bien souvent si les maux sont différents, elles connaissent à peu près toutes le même mal : un manque de compétitivité certain, du pour la plupart, à une absence de créativité. 

En fait, à faire un diagnostique de ce qui s'est passé pour certaines entreprises, on pourrait dire que ces dernières ont géré la crise tant bien que mal, comme elles ont pu, avec en tête l'idée de perdurer, de la traverser du mieux qu'il est possible. 
Se faisant elles ont donc, en quelque sorte capitalisées sur leurs acquis et non pas trop cherchées a prendre des risques. En même temps l'individu est apparu incertain et fatigué. Bien souvent ces sociétés n'ont pas subi la crise de plein front. Pour certaines, elles en on connu, aucun effet encore et pourtant, elles ont procédés de la sorte, on peut parler alors de syndrome de la crise.
Il apparaît un manque certain d'ambition. C'était le porte drapeau des années 80, ou l'individu commençait à défier ses propres limites physiques, intellectuelles et sentimentales, mais ou est passé l'ambition?
Pourtant l'entrepreneuriat connaît un engouement ces dernières années, malgré tous les risques en période de crise. Ces entrepreneurs se nourrissent de leur ambition et cours après leur rêve. Donc en tant qu'individu, l'homme est toujours nourrit d'ambition, mais en collectivité, au sein d'une entreprise, le poids de la hiérarchie ne permettrait  plus de développer son ambition. Or, c'est bien celle-ci qui est souvent le vrai moteur d'une  société. L'ambition fait naître un appétit vorace, alors pour se satisfaire, élabore de nouvelles idées.
Il semblerait que depuis quelques mois, un frémissement se mette en place, et que les sociétés se réveillent doucement. Enfin !
Il est nécessaire de cultiver l'ambition, c'est le terreau de l'entreprise. Il faut au contraire carrément afficher, clairement son ambition. C'est un levier de performance Avis aux formateurs : faites naître chez vos "élèves"  un sentiment de fierté. Il sera alors plus à même de développer une ambition, qui portera la société pour laquelle il travaille.

lundi 16 avril 2012

Trading Up at The Bon Marché : For Which customers ?

Stephen Dastugue


Lorsqu’on observe l’évolution des grands magasins parisiens, depuis 3 ans maintenant, on constate une orientation très luxe de leurs départements ( voir l’article:  le marché du luxe se paye Paris).
Cette tendance s’explique d’une part, du fait que, le marché du luxe se porte très bien. Les indices laissent entendre qu’au pire ce marché verra sa croissance ralentir. Et d’autre part, du fait d’une clientèle étrangère riche, toujours plus nombreuse, portée par le tourisme chinois pour l’essentiel.
C’est d’ailleurs pour cette raison que les Galeries Lafayette Haussmann ont développé leur département accessoires, car c’est là que se concentrent en grande part, les ventes pour les touristes. Ainsi, ce département se voit doté d’un étage supplémentaire, c’est énorme et à l’inverse l’offre textile perd du terrain.
En terme de bénéfices et pour coller à sa clientèle, c’est bien vu ! 
Il n’y a rien à redire à cela, sinon qu’un constat reste à faire : la clientèle française, donc locale, déserte, à présent, ce temple de la Mode que sont les Galeries Lafayette.
En effet, l’affluence de cette clientèle étrangère est telle qu’elle ne permet plus à la française de se sentir à l’aise et donc d’acheter, alors fort de ce constat, les galeries ont décidé de miser sur les riches touristes.
Alors abandonner de la sorte une clientèle qui a toujours porté ce magasin, c’est dangereux, voire même suicidaire. Qu’arrivera t-il quand une autre enseigne "tirera mieux la couverture vers lui ?" on le sait la guerre fait rage entre les grands magasins ou encore, si tout bonnement cette clientèle, tant prisée, se met à préférer l’univers des petits commerces qui eux les reconnaissent ?

Aujourd’hui, il est un lieu à Paris qui fait sa révolution, en s’inscrivant dans cette évolution de modernisation vers le luxe. Il s’agit du Bon Marché. 
Dès lors, je leur conseillerais trop de prendre garde à leur clientèle locale, qui représente aujourd'hui encore, 80 % de son chiffre d'affaires. Car s’il est bien un magasin qui est riche de celle-ci, c’est bien lui. A mon sens, ce point constitue leur véritable challenge.
Alors si cet article parvient jusqu’à son directeur, qu’il sache que je suis tout prêt à l’accompagner, dans son  processus de modernisation et faire que la clientèle étrangère, soit toujours plus attirée à s'y rendre, tout en permettant à la clientèle de Saint-Germain, voire de Paris, de prendre toujours autant de plaisir, à faire son shopping  au Bon Marché.

jeudi 12 avril 2012

Les Marques Communiquent sur leur Savoir-Faire

Pour conférer de la valeur à leur marque, les Maisons de Luxe n’hésitent plus à révéler certains secrets de fabrication attachés à la création d’un produit emblématique de la griffe. Se faisant elles communiquent sur leur savoir - faire. Lorsqu’on peut s’enorgueillir d’un savoir-faire unique, il est normal de le faire savoir, d’autant plus à l’heure de la mondialisation et des troubles qu’elle peut engendrer, notamment sur les méthodes de fabrication. C'est également toujours un très bel hommage rendu aux petites mains des ateliers qui s'affairent dans l'ombre. Ca permet également d'instaurer plus de transparence vis à vis des clients et là j'adhère complètement, voir mon article : "Pour un client plus conscient de son acte d'achat face à des marques peu scrupuleuses". La dernière à dévoiler le processus de création d’un de ses produits phares , la Maison Valentino, avec le sac «Rockstud» : 


Avant elle, la Maison Chanel, s'est attaqué à un monstre, en dévoilant la confection de la petite veste noire : la veste en Tweed :


Plus tôt, la maison Dior dévoilait la fabrication des sacs "Miss Dior" :



Prada est aussi de la partie en montrant le processus de fabrication fait main des chaussures. 



Burberry prorsum également avec sa collection femme spring/summer 2012.


La Maison Hermès, quant à elle, a communiqué sur des années de savoir - faire et de tradition, en mettant en avant «les mains d’Hermès» : voir le film, durée 41 minutes, et mon article : déséquilibre entre l’offre et la demande : la réponse d’Hermès


Dans le même genre, le groupe LVMH a trouvé un procédé original pour promouvoir son artisanat, dans les ateliers Louis Vuitton d'Asnières, la musique. Chaque son qui compose le morceau musical est ainsi produit par un outil, servant à la fabrication d'une malle de la marque de luxe. L'artiste qui a mis cette idée en oeuvre,  c'est Al Doyle et le morceau, "Harmony Trunk", écoutez :



C'est de l'ordre du gagnant-gagnant, donc on peut s'attendre à voir d'autres démonstrations de cet ordre...

lundi 9 avril 2012

The Future Place To Be : The Samaritaine

Par Stephen Dastugue



En 2014, la Samaritaine va renaître de ses cendres tel un phénix. Enfin ! 
Il aura fallu attendre 6 années, depuis sa fermeture pour des raisons de sécurité.
Le nouveau projet est l’oeuvre du cabinet Sanaa avec les architectes japonais Kazuyo Sejima et Ryue Nishizama et de l’architecte Mr Edouard François, en ce qui concerne l’aménagement intérieur sur le bâtiment côté seine, là ou émergera un hôtel 5* de 80 chambres et suites : le Cheval Blanc et où à son dernier étage, un restaurant panoramique devrait s’y dresser. A noter qu’ainsi LVMH sera fier de posséder le seul hôtel 5* de Paris avec vue sur la seine. 
Par ailleurs, l’ensemble prévoit 26000m2 de commerce, une boutique Vuitton va s’y implanter, suivra vraisemblablement toutes les marques les plus luxueuses de LVMH.
Pour la petite histoire, actuellement face à la Samaritaine on peut voir Conforama et Habitat, dans un bâtiment appartenant aussi à LVMH. Or considérant l’orientation luxe prise pour faire entrer la Samaritaine dans le 21ème siècle, Bernard Arnault à la volonté de ne pas renouveler les baux de ces magasins. Mais la Mairie de Paris, lui fait jusqu’à maintenant barrage , à suivre...
Reste que c’est autant de m2 gagnés par le secteur du luxe sur Paris. On doit les ajouter à mon article : «le marché du luxe se paye Paris». Un autre total et non des moindres : entre 2200 et 2500 emplois crées.
Le Grand Magasin s’ouvre aussi à d’autres activités, 20000m2 de bureaux vont voir le jour, ainsi que 7000m2 de logements sociaux pour 250 personnes côté rue de Rivoli et une crêche comptant 60 berceaux.
L’esprit du projet est donc la mixité et le partage. Ainsi et par soucie de bienveillance, la terrasse de la façade coté seine à son niveau 5 pourra toujours être visitée, les Parisiens
apprécieront puisqu’ils y étaient très attachés. De même qu’ils devraient aimer les trois patios qui mèneront à la Seine et qui laisseront entrer la lumière dans les bâtiments et se délecteront de regarder la nouvelle façade donnant sur la rue de Rivoli, résolument moderne, avec ses vagues en verre très légères et transparentes.
Soit 26 000m2 qui s'ajoutent à mon article :"le marché du luxe se paye Paris"


dimanche 8 avril 2012

L'industrie du luxe comme pilier de l'économie capitaliste de marché


Par Stephen Dastugue

Avec le recul que nous pouvons avoir aujourd’hui, sur l’évolution du luxe, il est un fait, celui que le bien de luxe devient ni plus ni moins, un produit de nécessité. C’est du moins sa nouvelle vocation à être ainsi transformé. 
On peut dire qu’à présent, c’est même son évolution naturelle. Alors à quels produits peut on se référer pour appuyer cette constatation ? Je pense d’abord à des produits alimentaires, qui étaient sur les tables des plus riches d’entres nous et qui maintenant font partie des produits de consommation courante : c’est le cas du saumon fumé, du foie gras, du champagne. Qui de nos jours n’a pas un ordinateur chez soi ? Qui de nous ne possède pas son «smartphone» ? N’a t-on pas vu avec H&M ou la Redoute la multiplication de collaborations avec les plus grands couturiers du luxe, Karl Lagerfeld par exemple ou Jean Paul Gaultier, pour démocratiser le produit griffé et offrir au luxe la possibilité d’accroitre encore leur chiffre d’affaires.
Ainsi il apparait que le produit luxe à bel et bien vocation à être vendu au plus grand nombre pour un prix très bon marché.

Quoi qu’il en soit, on fustige toujours le luxe dès qu’il est possible, on dénonce ces prix exorbitants, le pouvoir d’achat des gens fortunés, on parle de deux mondes, dans l’un le produit luxe se destinerait uniquement à une partie de la population très riches et dans l’autre, le produit de masse qui servirait le reste de la population. Mais on le voit le luxe se transforme pour le plus grand monde. Le luxe se démocratise. La frontière est quelque peu mise à mal. On peut dire qu’ici le luxe a rempli pleinement sa mission, celle de faire rêver la population, si bien que maintenant tout à chacun se l’approprie. Ainsi, c’est un peu tout un mur de pensées qui tombe, chacun à son idée du luxe et en possède. Les choses changent, les gens changent...

lundi 26 mars 2012

Pour un client plus conscient de son acte d’achat face à des marques peu scrupuleuses


Par Stephen Dastugue

Introduction :

Dans l’actualité de ce dimanche , je vous propose une réflexion sur le rapport de force entre les marques et leurs clientèles. 
Comme vous le savez, ou le découvrez, j’ai une expérience de 15 ans dans le retail (commerce de détail), qui me permet aujourd’hui de mettre en valeur ce qu’il s’est passé réellement depuis 2008, et d’en faire ressortir la volonté claire du patronat de vouloir à tout prix conserver sa précieuse marge. Entendons-nous bien, les marques margent toutes in fine, entre la vente wholesale et la vente retail, à 2,6 voire 3. Celles fabricantes bénéficient en plus d’une marge en amont, du même montant. Elles ont donc une sérieuse marge de manoeuvres. Alors voyons en temps de crise, les axes de manoeuvres des entreprises pour conserver leur marge. Est-ce au détriment du client ou pas ?
    .  D’abord on cherche à influer sur les coûts de production : 
Aux matières luxueuses on passe à des matières plus quelconques , ou de mauvaise qualité.
On fabrique moins, on cherche à atteindre l’objectif  «stock zéro».
exemple : la haute couture qui achète le tissu déjà brodé machine.
  • On s’attaque aux frais de fabrication :
Aux entreprises françaises ou du-moins celles de la communauté Européenne, on va chercher les entreprises chinoises
exemple : des grandes marques de maroquinerie qui font fabriquer des structures de sacs et font les finitions techniques en France, comme le fameux point sellier.
On réutilise toutes les chutes, plus rien n’est jeté.
exemple : les grandes maisons qui avec les chutes de croco confectionnent des boutons de manchettes...
On baisse en gamme pour tout ce qui est accessoires de vêtements, comme les zips, on prends YKK au lieu de RIRI
exemple : à vous de le constater quand vous faite votre shopping


  • Si ça ne suffit toujours pas, on va agir sur le pôle création : 
Action sur le plan de collection : On élabore une entrée de gamme à petit prix pour appeler le client mais cette collection d’entrée de gamme sera faite avec un coton de base et une fabrication du continent du milieu.
  • Après quoi, on peut encore, revoir les frais de distribution :
Au stock appartenant à l’entreprise, on privilégie un stock géré par la sous-traitance. (Idem pour la comptabilité, voire d’autres services).
exemple : Prada qui soutraite son stock en Belgique.
On peut aussi multiplier les modes de distributions dans le but d’écouler au meilleur prix le stock restant : on vend le stock à des sites en ligne de destockage en plus des centrales d’achats.
  • On peut aussi faire une politique de réduction des coûts au sein du siège :
Les sociétés reforment les équipes afin d’optimiser le rendement sur chaque poste et supprimer ceux devenus inutiles.
exemple : pour le service commercial, on va se séparer de certains commerciaux et les remplacer, ou pas, par des stagiaires formés.
  • On peut enfin agir sur son réseau :
En réduisant par exemple les coûts salariaux. On ne remplace pas le départ des vendeurs. On dé-professionnalise en baissant les salaires à l’embauche. On met en place des stagiaires.
Si les perspectives ne sont pas très bonnes, on n’hésite pas à fermer boutique.









Conclusion :

Toutes usent de ces procédés. Certaines plus ou moins. D’autres les cumulent tous, et quelquefois au détriment de la qualité. En effet, certaines marques privilégient le bénéfice à l’offre produit.
Ce qui importe pour le client c’est d’avoir, malgré ça, un produit de qualité. Alors, ce dernier doit rechercher les valeurs de la griffe. Il doit connaître les véritables intentions de la marque. Il doit se poser la question de savoir, si cette dernière se destine, à faire de l’argent vaille que vaille (ex: un créateur de mode Belge , qui se soucie peu de la qualité de son offre). Ou au contraire, respecte-t-elle  sa clientèle en élaborant un réel contrôle qualité (ex: Hermès).
Maintenant si les intentions de la marque vous font défauts, vous devez, alors vous faire votre propre idée, en scrutant en détail la collection, pour juger de sa qualité. Car à se faire rouler, à même marge, il vaut mieux chercher le produit qui répondra à vos exigences. A défaut, c’est vous faire rouler d’autant plus. 
Toutes ces manoeuvres, je les ai vu utilisées par mon ex-employeur et pas sous la meilleure des politiques. 
Il est préférable que vous soyez encore plus exigeant, dans votre acte d’achat.
Je le répète, soit l’article est de qualité, soit il ne l’est pas. Mais dans les deux cas, il offre la même marge. Alors ne soyez pas dupe et réfléchissez avant de vous présenter dans une boutique, n’optez pas pour n’importe quelle marque.

dimanche 25 mars 2012

La Maison Marc-Antoine Barrois donne tout son sens au SUR-MESURE

Par Stephen Dastugue

Une certaine clientèle cherchant à ce que leur silhouette soit le témoignage le plus précis de leur personnalité, se tourne directement vers le styliste en exigeant le sur mesure.
Depuis 2008 environ, la demande se fait croissante, de sorte que même  le web propose une offre dans ce domaine. Je pense ici au site Tailor4less, qui propose du sur mesure donc, en demandant à son client internaute de prendre ses mensurations précises, de détailler quel tissus, quel col il désire, quelles manches, la couleur des boutons, des fils...le tout envoyé gratuitement. 


Sinon pour une vente plus conventionnelle, la Maison Marc-Antoine Barrois permet  à son client de s’adresser, d’être conseillé, et mis en valeur, par un véritable styliste. La maison, a été créee en 2009, par Olivier Boileau et Marc-Antoine Barrois. Ce dernier,  styliste de profession à fait ses armes chez Hermès et Jitrois. C'est là qu'il a développé une exigence sans détours. Il prône le fait main, le recours aux matières les plus luxueuses, et valorise le savoir-faire artisanal français, de sorte que ses créations sont uniques et inimitables. Le client trouve donc dans la maison MAB, des exclusivités créatives. 


On peut donc faire confiance à son styliste de part ses exigences, et plus encore quand il dit : "j'aime sublimer l'homme en le rendant élégant, emprunter à la tradition sans oublier de lui apporter quelque chose de nouveau adapté à son époque".
Pour s'y rendre, il faut se présenter au 8 rue Mansart dans le 9éme Paris.

samedi 17 mars 2012

Les marques célébrent l'année du dragon

Par Stephen Dastugue

Pour plaire à la clientèle Chinoise et puisque c’est l’année du dragon depuis le 28 janvier, les marques de luxe et de haut de gamme se plaisent à reproduire le dragon sur leurs produits, ou encore témoignent de leur ralliement en invitant le dragon en objet décoratif, dans leurs boutiques.
Ainsi les éditions spéciales, limitées sont nombreuses, que ce soit dans le secteur automobile, celui de l’horlogerie, de la joaillerie, de la mode...

Rolls-Royce a élaboré des modèles Dragon Phantoms, dans lequel des dragons sont peints sur la carrosserie, brodés sur les appui-têtes en cuir, inscrits sur le marche-pied.
Versace a crée un sac bijou, très luxe avec des représentations du dragon dorés sur fond noir.


Elise Dray élabore une bague ainsi que des boucles d’oreilles en or blanc ou rose, incrustés de diamants blancs et noires.


ST Dupont a lancé pas moins de 3 collections inédites et limitées. Baptisées «Collection Premium», «Collection Prestige», et «Collection Diamant». Elles sont composées de briquets, de stylos, de cendriers gravés de l’animal Impérial et ornés de pierres précieuses, avec la collaboration du joaillier Philippe Tournaire. 


Piaget n’est pas en reste et met en vente la collection Dragon et Phénix dans laquelle les montres sont gravées d’un dragon.

Swatch sort une Gent spéciale dotée d’un bracelet silicone avec un dragon bleu dessiné sur fond blanc.

Autre opération de séduction, avec la boutique Ventilo rue du Louvre, qui insère dans sa vitrine, une sculpture en bois représentant l’animal fantastique.


L’année ne fait que commencer, dès lors on peut s’attendre à voir d’autres manifestations de l’animal sacré dans les collections hiver. En même temps on les comprend bien. Le dragon signifiant chance, pouvoir et succès...et en période de crise, c’est un soutien à ne pas négliger. (cf : l'article: La chine, une consommation ostentatoire) 


voir l'article : Jean Boggio "voyage au pays du dragon" à la Hip Gallerie