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jeudi 7 février 2013

Louis Vuitton Dans Les Traces d'Hermès




Début 2012, on pouvait lire cela : "La Chine, une consommation ostentatoire." En 2013, un constat se dessine : le mode de consommation chinois est en plein changement. Louis Vuitton a perdu des parts de marché en Chine. Son taux de croissance n'est plus à 2 chiffres, sa mécanique s'essouffle.

Après avoir consommé du LV sans modération, la clientèle de plus en plus sophistiquée se tourne vers une offre moins diffuse, moins représentée, plus exclusive et in fine plus précieuse. Rien d'étonnant en cela, la clientèle française en son temps a déjà bien intégrée ce mode de comportement. Alors, imaginez le problème pour Louis Vuitton, qui procède à une distribution de masse comme d'aucuns en parlent, et plus généralement pour LVMH. Il leur faut éviter si la banalisation de leur enseigne LV. 

Ainsi, une stratégie "élitiste" va être mise en place. Elle consistera à offrir davantage de sacs en cuir et de services plus haut de gamme, selon les termes de Mr Bernard Arnault qui ajoute : "Nous ne développerons pas les produits qui entraînent une forte demande."  

LV souffre d'une trop grande visibilité. Alors, depuis 2011 le réseau boutique stagne, elle procède au mieux à des agrandissements de surface de vente. Mais quel effet peut avoir une stratégie élitiste dans une telle structure ?
Cela suffira-t-il?
En tout cas ils gagent que cela permettra de maintenir un bon taux de croissance.

Par cette politique, louis Vuitton se rapproche encore davantage de la maison Hermès. On peut louer cette démarche c'est en tout cas du bon sens de chercher dans cette Maison ce qui fonctionne et a permis à la marque de caracoler en tête afin ensuite de se l'approprier.  
Mais à stratégie égale il n'y a pas forcément résultat égal.  
Hermès bénéficie d'une image forte de luxe ultime. Elle s'appuie essentiellement sur "ses petites mains", la richesse de son artisanat. Et enfin elle ne connait pas le même réseau boutique. Aucun risque chez elle de se voir banalisée.
Souhaitons à Louis Vuitton de gagner ses lettres de noblesse.

mercredi 30 janvier 2013

Les petites Mains d'Edgard Hamon Parurier de Paris


Aujourd'hui 29 janvier 2013, je suis l'invité privilégié, en tant que rédacteur en chef d'un blog de luxe, des ateliers Edgard Hamon, afin de découvrir la manufacture et de participer à un atelier ludique.
16H30, je passe la porte de l'immeuble en pierre et fer signé Gustave Eiffel, du 5 rue d'Uzès Paris 2ème. 
Pour m'accueillir : Mr Arnaud Paix Styliste, l'initiateur de cette rencontre et Madame Véronique Lamotte Directrice Opérationnelle. L'échange est chaleureux, intéressant et respectueux. Ils ont pris soin de m'inviter bien avant l'heure du dit "atelier", afin que je profite d'une visite privée de la manufacture. Délicate attention ! 
Mr Arnaud Paix et moi-même

Je découvre l'atelier et son stock, le service garantissant un excellent niveau de qualité puis l'étape de l'emballage et enfin l'envoi. Sur mon parcours chacune des petites mains me sourie et me salue.
Les petites mains

C'est immense et petit à la fois, on ressent très vite ici la frénésie qu'il peut y avoir quand les calendriers de la Mode l'imposent. 



Je suis bientôt rejoins par un consultant sur le e-commerce et une journaliste de FashionMag. Les participants aux ateliers sont savamment sélectionnés. On est au complet, trois voire quatre personnes et pas plus. Ils privilégient un accueil de qualité. Notre atelier peut commencer.
Dans le discours on va sentir immédiatement l'amour de l'artisanat. C'est du travail fait main, réalisé à la commande, du sur-mesure haut de gamme.
On se voit expliqué les valeurs de la Maison : l'éthique et la confidentialité, le savoir-faire, la façon, on est alors initié aux différentes étapes, de l'élaboration à la finition tout en nous faisant prendre en main les différentes machines : refendeuse, coupeuse, ou autre pareuse...il s'agit de réaliser une ceinture ou un bracelet au choix.
La refendeuse



La réalisation de notre ceinture ou bracelet est terminée, on est alors invité  à prendre une flute de champagne, on échange nos remarques sur cette expérience, des amuses bouche nous sont offerts. 
Je le répète, on a été très bien reçu !

Les ateliers Edgard Hamon entre donc dans une phase de communication. A ce jour c'est le deuxième atelier. En cela, je veux les aider tant il est louable de vouloir mettre en avant leurs petites mains entièrement dévolues à la haute couture et au prêt-à-porter de luxe. 
Ainsi, ils collaborent avec les plus belles maisons : Lanvin, Chanel, Balenciaga, Balmain...
La particularité de cet atelier a permis sans nulle doute, sa continuité depuis 1919 et de la plus belle façon qu'il soit. En effet, il n'a pas été racheté. C'est le seul, avec ses 850m2 sur 3 niveaux, a pouvoir travailler à la fois le métal et le cuir, ainsi que la résine et le tissu. Il n'a pas fait le choix de la spécialisation à l'inverse des autres ateliers du début du siècle. Et on l'a vu, nombre d'entres eux ont disparus faute de clients suffisants ou sinon ont été rachetés et sauvés par leur principal client ( ex : les ateliers du brodeur parisien Montex dernière acquisition de la maison Chanel). Lancés par des boutons pour les bottines des années 20, le parurier a développé son offre par des ceintures puis par, ce qui constitue aujourd'hui son principal essor, le bijou fantaisie. Ils s'est révélé visionnaire et est monté en compétence. Leur avenir est serein.

jeudi 8 novembre 2012

Le SEPT CINQ : Une Opération à Coeur Ouvert Sur la Boutique Retail

Par Stephen Dastugue


Le marché parisien du prêt-à-porter est en berne, depuis un moment maintenant. Les marques s'adaptent, selon leur ADN, selon leur structure économique, leur clientèle. Elles sont presque toutes confrontées à une baisse d'activité, leurs magasins se voyant privés de tout passage. Alors la question n'est pas de savoir où est passé ma clientèle ? Mais plutôt comment faire pour l'inciter à pousser la porte de mon magasin ?
Les concepts store se multiplient. Tous ont pour objectif de ranimer le coeur du magasin. Alors on le perfuse de net, pour le rendre intéractif. On le greffe de nouveaux services. On professionnalise l'équipe de vente. Dans tous les cas on essaye de lui insuffler la vie. 
C'est dans cet esprit, que va naître la boutique de 60 m2 Sept-Cinq, ce 14 novembre au 54, rue Notre Dame de Lorette dans le 9ème arrondissement.
Cette boutique se destine tout entière à la clientèle féminine. Son offre  sera constituée de jeunes créateurs d'accessoires, dénichés dans les salons de prêt-à-porter. MySuelly pour les sacs, Meilleur ami, pour les foulards, Konfetti pour les pochettes, Alix de la Forest, pour des chaussures exclusives et Tatoosh. Par ailleurs, la boutique sera dotée de deux services innovants. L'un consistera à permettre à sa clientèle de partager un thé, un café, accompagné de son cookies, cupcakes...
L'autre service, lui offrira de la lecture selon l'actualité de la Mode. Des événements viendront s'ajouter. Bref on l'a compris, tous les moyens sont mis en oeuvre pour faire battre ce petit coeur voué à grandir. Souhaitons lui bonne chance !
Recréer des lieux de vies voilà une réponse à bien des maux...

samedi 29 septembre 2012

Burberry : New Concept-Store Interactif


Burberry inaugurait, en pleine Fashion week de Londres, son nouveau flagship de 2500 m2, au 121 Regent Street. 
Cela ne pouvait passer inaperçu, tant le nouveau concept "Burberry world Live" s'inscrit pleinement dans l'évolution du marché. Le e-commerce connaît un fort développement. Dans mon article :"L’impact du commerce en ligne sur la boutique retail ", je concluais sur : "le web et le retail forment l'équation parfaite. On a donc, deux canaux de vente, indispensables et indissociables". 
Burberry a intégré cette conclusion, puisque son concept unique fait fusionner le territoire physique et digital de la marque.

Christopher Bailey présente Le flagship

"Ce magasin donne vie à notre monde digital en le transformant, pour la première fois, en un lieu d'expérience et de vie", selon le CEO de la marque. Ainsi, 500 enceintes camouflées ont été intégrées. Une galerie numérique et une scène gigantesque pour accueillir les groupes de rock, ont été crées. Et des miroirs interactifs capables de se transformer en écran selon le produit porté ont été installés. En fait, chacun des vêtements, des accessoires ou autres, se voit doté d'une puce. Laquelle permet aux écrans, quand un client choisit un article, de diffuser les caractéristiques du produit. Ce High Teck offrant au "client de faire à l'intérieur du magasin, exactement la même chose que ce qu'il peut faire en ligne".
Un constat s'impose : la boutique retail se voit dynamisée par ce nouveau concept. Pour ainsi dire, elle en devient vivante. Se faisant, une longue vie se dessine pour ce concept-store, qui certainement évoluera encore chez d'autres enseignes.  

samedi 2 juin 2012

L'ambition : un terreau à cultiver

Stephen Dastugue

J'entends ici et là, des réflexions sur des problèmes que les sociétés ont traversées, depuis la crise économique, et bien souvent si les maux sont différents, elles connaissent à peu près toutes le même mal : un manque de compétitivité certain, du pour la plupart, à une absence de créativité. 

En fait, à faire un diagnostique de ce qui s'est passé pour certaines entreprises, on pourrait dire que ces dernières ont géré la crise tant bien que mal, comme elles ont pu, avec en tête l'idée de perdurer, de la traverser du mieux qu'il est possible. 
Se faisant elles ont donc, en quelque sorte capitalisées sur leurs acquis et non pas trop cherchées a prendre des risques. En même temps l'individu est apparu incertain et fatigué. Bien souvent ces sociétés n'ont pas subi la crise de plein front. Pour certaines, elles en on connu, aucun effet encore et pourtant, elles ont procédés de la sorte, on peut parler alors de syndrome de la crise.
Il apparaît un manque certain d'ambition. C'était le porte drapeau des années 80, ou l'individu commençait à défier ses propres limites physiques, intellectuelles et sentimentales, mais ou est passé l'ambition?
Pourtant l'entrepreneuriat connaît un engouement ces dernières années, malgré tous les risques en période de crise. Ces entrepreneurs se nourrissent de leur ambition et cours après leur rêve. Donc en tant qu'individu, l'homme est toujours nourrit d'ambition, mais en collectivité, au sein d'une entreprise, le poids de la hiérarchie ne permettrait  plus de développer son ambition. Or, c'est bien celle-ci qui est souvent le vrai moteur d'une  société. L'ambition fait naître un appétit vorace, alors pour se satisfaire, élabore de nouvelles idées.
Il semblerait que depuis quelques mois, un frémissement se mette en place, et que les sociétés se réveillent doucement. Enfin !
Il est nécessaire de cultiver l'ambition, c'est le terreau de l'entreprise. Il faut au contraire carrément afficher, clairement son ambition. C'est un levier de performance Avis aux formateurs : faites naître chez vos "élèves"  un sentiment de fierté. Il sera alors plus à même de développer une ambition, qui portera la société pour laquelle il travaille.

lundi 16 avril 2012

Trading Up at The Bon Marché : For Which customers ?

Stephen Dastugue


Lorsqu’on observe l’évolution des grands magasins parisiens, depuis 3 ans maintenant, on constate une orientation très luxe de leurs départements ( voir l’article:  le marché du luxe se paye Paris).
Cette tendance s’explique d’une part, du fait que, le marché du luxe se porte très bien. Les indices laissent entendre qu’au pire ce marché verra sa croissance ralentir. Et d’autre part, du fait d’une clientèle étrangère riche, toujours plus nombreuse, portée par le tourisme chinois pour l’essentiel.
C’est d’ailleurs pour cette raison que les Galeries Lafayette Haussmann ont développé leur département accessoires, car c’est là que se concentrent en grande part, les ventes pour les touristes. Ainsi, ce département se voit doté d’un étage supplémentaire, c’est énorme et à l’inverse l’offre textile perd du terrain.
En terme de bénéfices et pour coller à sa clientèle, c’est bien vu ! 
Il n’y a rien à redire à cela, sinon qu’un constat reste à faire : la clientèle française, donc locale, déserte, à présent, ce temple de la Mode que sont les Galeries Lafayette.
En effet, l’affluence de cette clientèle étrangère est telle qu’elle ne permet plus à la française de se sentir à l’aise et donc d’acheter, alors fort de ce constat, les galeries ont décidé de miser sur les riches touristes.
Alors abandonner de la sorte une clientèle qui a toujours porté ce magasin, c’est dangereux, voire même suicidaire. Qu’arrivera t-il quand une autre enseigne "tirera mieux la couverture vers lui ?" on le sait la guerre fait rage entre les grands magasins ou encore, si tout bonnement cette clientèle, tant prisée, se met à préférer l’univers des petits commerces qui eux les reconnaissent ?

Aujourd’hui, il est un lieu à Paris qui fait sa révolution, en s’inscrivant dans cette évolution de modernisation vers le luxe. Il s’agit du Bon Marché. 
Dès lors, je leur conseillerais trop de prendre garde à leur clientèle locale, qui représente aujourd'hui encore, 80 % de son chiffre d'affaires. Car s’il est bien un magasin qui est riche de celle-ci, c’est bien lui. A mon sens, ce point constitue leur véritable challenge.
Alors si cet article parvient jusqu’à son directeur, qu’il sache que je suis tout prêt à l’accompagner, dans son  processus de modernisation et faire que la clientèle étrangère, soit toujours plus attirée à s'y rendre, tout en permettant à la clientèle de Saint-Germain, voire de Paris, de prendre toujours autant de plaisir, à faire son shopping  au Bon Marché.

jeudi 12 avril 2012

Les Marques Communiquent sur leur Savoir-Faire

Pour conférer de la valeur à leur marque, les Maisons de Luxe n’hésitent plus à révéler certains secrets de fabrication attachés à la création d’un produit emblématique de la griffe. Se faisant elles communiquent sur leur savoir - faire. Lorsqu’on peut s’enorgueillir d’un savoir-faire unique, il est normal de le faire savoir, d’autant plus à l’heure de la mondialisation et des troubles qu’elle peut engendrer, notamment sur les méthodes de fabrication. C'est également toujours un très bel hommage rendu aux petites mains des ateliers qui s'affairent dans l'ombre. Ca permet également d'instaurer plus de transparence vis à vis des clients et là j'adhère complètement, voir mon article : "Pour un client plus conscient de son acte d'achat face à des marques peu scrupuleuses". La dernière à dévoiler le processus de création d’un de ses produits phares , la Maison Valentino, avec le sac «Rockstud» : 


Avant elle, la Maison Chanel, s'est attaqué à un monstre, en dévoilant la confection de la petite veste noire : la veste en Tweed :


Plus tôt, la maison Dior dévoilait la fabrication des sacs "Miss Dior" :



Prada est aussi de la partie en montrant le processus de fabrication fait main des chaussures. 



Burberry prorsum également avec sa collection femme spring/summer 2012.


La Maison Hermès, quant à elle, a communiqué sur des années de savoir - faire et de tradition, en mettant en avant «les mains d’Hermès» : voir le film, durée 41 minutes, et mon article : déséquilibre entre l’offre et la demande : la réponse d’Hermès


Dans le même genre, le groupe LVMH a trouvé un procédé original pour promouvoir son artisanat, dans les ateliers Louis Vuitton d'Asnières, la musique. Chaque son qui compose le morceau musical est ainsi produit par un outil, servant à la fabrication d'une malle de la marque de luxe. L'artiste qui a mis cette idée en oeuvre,  c'est Al Doyle et le morceau, "Harmony Trunk", écoutez :



C'est de l'ordre du gagnant-gagnant, donc on peut s'attendre à voir d'autres démonstrations de cet ordre...

lundi 9 avril 2012

The Future Place To Be : The Samaritaine

Par Stephen Dastugue



En 2014, la Samaritaine va renaître de ses cendres tel un phénix. Enfin ! 
Il aura fallu attendre 6 années, depuis sa fermeture pour des raisons de sécurité.
Le nouveau projet est l’oeuvre du cabinet Sanaa avec les architectes japonais Kazuyo Sejima et Ryue Nishizama et de l’architecte Mr Edouard François, en ce qui concerne l’aménagement intérieur sur le bâtiment côté seine, là ou émergera un hôtel 5* de 80 chambres et suites : le Cheval Blanc et où à son dernier étage, un restaurant panoramique devrait s’y dresser. A noter qu’ainsi LVMH sera fier de posséder le seul hôtel 5* de Paris avec vue sur la seine. 
Par ailleurs, l’ensemble prévoit 26000m2 de commerce, une boutique Vuitton va s’y implanter, suivra vraisemblablement toutes les marques les plus luxueuses de LVMH.
Pour la petite histoire, actuellement face à la Samaritaine on peut voir Conforama et Habitat, dans un bâtiment appartenant aussi à LVMH. Or considérant l’orientation luxe prise pour faire entrer la Samaritaine dans le 21ème siècle, Bernard Arnault à la volonté de ne pas renouveler les baux de ces magasins. Mais la Mairie de Paris, lui fait jusqu’à maintenant barrage , à suivre...
Reste que c’est autant de m2 gagnés par le secteur du luxe sur Paris. On doit les ajouter à mon article : «le marché du luxe se paye Paris». Un autre total et non des moindres : entre 2200 et 2500 emplois crées.
Le Grand Magasin s’ouvre aussi à d’autres activités, 20000m2 de bureaux vont voir le jour, ainsi que 7000m2 de logements sociaux pour 250 personnes côté rue de Rivoli et une crêche comptant 60 berceaux.
L’esprit du projet est donc la mixité et le partage. Ainsi et par soucie de bienveillance, la terrasse de la façade coté seine à son niveau 5 pourra toujours être visitée, les Parisiens
apprécieront puisqu’ils y étaient très attachés. De même qu’ils devraient aimer les trois patios qui mèneront à la Seine et qui laisseront entrer la lumière dans les bâtiments et se délecteront de regarder la nouvelle façade donnant sur la rue de Rivoli, résolument moderne, avec ses vagues en verre très légères et transparentes.
Soit 26 000m2 qui s'ajoutent à mon article :"le marché du luxe se paye Paris"


dimanche 8 avril 2012

L'industrie du luxe comme pilier de l'économie capitaliste de marché


Par Stephen Dastugue

Avec le recul que nous pouvons avoir aujourd’hui, sur l’évolution du luxe, il est un fait, celui que le bien de luxe devient ni plus ni moins, un produit de nécessité. C’est du moins sa nouvelle vocation à être ainsi transformé. 
On peut dire qu’à présent, c’est même son évolution naturelle. Alors à quels produits peut on se référer pour appuyer cette constatation ? Je pense d’abord à des produits alimentaires, qui étaient sur les tables des plus riches d’entres nous et qui maintenant font partie des produits de consommation courante : c’est le cas du saumon fumé, du foie gras, du champagne. Qui de nos jours n’a pas un ordinateur chez soi ? Qui de nous ne possède pas son «smartphone» ? N’a t-on pas vu avec H&M ou la Redoute la multiplication de collaborations avec les plus grands couturiers du luxe, Karl Lagerfeld par exemple ou Jean Paul Gaultier, pour démocratiser le produit griffé et offrir au luxe la possibilité d’accroitre encore leur chiffre d’affaires.
Ainsi il apparait que le produit luxe à bel et bien vocation à être vendu au plus grand nombre pour un prix très bon marché.

Quoi qu’il en soit, on fustige toujours le luxe dès qu’il est possible, on dénonce ces prix exorbitants, le pouvoir d’achat des gens fortunés, on parle de deux mondes, dans l’un le produit luxe se destinerait uniquement à une partie de la population très riches et dans l’autre, le produit de masse qui servirait le reste de la population. Mais on le voit le luxe se transforme pour le plus grand monde. Le luxe se démocratise. La frontière est quelque peu mise à mal. On peut dire qu’ici le luxe a rempli pleinement sa mission, celle de faire rêver la population, si bien que maintenant tout à chacun se l’approprie. Ainsi, c’est un peu tout un mur de pensées qui tombe, chacun à son idée du luxe et en possède. Les choses changent, les gens changent...

samedi 25 février 2012

le nouveau concept showroom-boutique : une évolution logique


Par Stephen Dastugue


Parler de ce nouveau concept, c’est développer l’idée que la boutique est avant tout une vitrine. On ne parle plus d’un espace de vente, mais plutôt d’un showroom, c’est ce qui est mis en avant. 
En fait, on  reprend l’idée de la vente en ligne pour l’appliquer au magasin. C’est à dire que le client va commander, via une tablette numérique, ce qui lui plaît dans l’offre présentée en magasin, et recevra son achat directement chez lui, dans les 48H, de sorte qu’il repart sans rien, car la boutique n’a pas de stock. Dans ce concept donc, le vendeur devient un conseiller en shopping. Autrement dit, il renaît comme «personal shopper». Ces derniers sont apparus dans les années 2000, ils sont présents dans les grands magasins, c’est un service offert à la clientèle, ou sinon ils exercent leurs activités en indépendant , en offrant leur service depuis internet.              
La société Desigual fait de cette idée showroom-boutique, son nouveau concept, avec l’ouverture à Barcelone, au 33 de la rue Casp . 1200 articles y sont présentés dans 25 ambiances différentes. Mais quels sont les avantages que cette marque a pu trouver à développer cette idée ? 
C’est certain, elle y a vu, une évolution logique, j’en parle un plus loin, mais concrètement pour elle, ça lui permet d’obtenir des coûts de fonctionnement plus bas, car un stock coûte cher, c’est une vraie gestion, il prend de la place et la marchandise la plupart du temps dort. Enfin, puisque le vendeur se présente davantage comme un conseiller shopping et moins comme un vendeur, on peut imaginer un client plus détendu qui, de fait se laissera peut être plus «convaincre». Pour ce dernier justement,  par rapport à son achat sur le web, il voit ici le vêtement sous tous les angles, il peut le toucher et même l’essayer. S’ajoute à cela le fait que le client repartira sans être encombré de plusieurs sacs ce qui lui permet d’être discret, de ne pas afficher son shopping, de rentrer de sa pause déjeuner au travail sans constater les regards envieux et enfin d’être en confiance dans la rue et pouvoir plus se concentrer sur son sac a main et sa propre personne. On voit bien l’interaction qu’il y a entre la boutique physique et le e-commerce, c’était la conclusion de mon article sur : «L’impact du commerce en ligne sur la boutique retail», on reprend dans ce nouveau concept ce qui a fonctionné sur le net pour le faire évoluer. D’ailleurs, avec un peu de recul, ça paraît très logique et inévitable. Ce nouveau concept permet de répondre aux limites qu’impose internet. A présent que le consommateur s’est habitué a dépenser en ligne et recevoir son article par la poste, afin de lui apporter plus de services, quoi de mieux que de le faire en magasin de rue. Face à ce qui pourrait être le prochain grand changement de comportement du consommateur, le web réagit déjà en inventant l’agent virtuel intelligent.  Ca consiste à assister le client sur le net. Concrètement, Les internautes ne veulent plus attendre pour avoir une réponse à leur question. L’agent virtuel apporte une réponse immédiate à leurs questions 24h/24 et 7j/7 sur de nombreux sujets (demandes d’informations sur les services ou les produits du site, aide à la navigation, assistance à l’achat – du suivi de commande à l’après-vente,...). Ca permet d’humaniser le site internet quand il en est doté et d’offrir au client une meilleure expérience de sa consultation sur le site.
Mais nonobstant cette évolution qui se veut logique, est-ce pour autant l’avenir ?       

En juin 2009 ouvrait à Paris dans son premier arrondissement au 3 rue du jour, le showroom-boutique Little Fashion Gallery et l’on sait depuis, que la boutique gagne toujours plus de clients. Alors nul doute que cela en séduise certains mais, de là à faire l’unanimité je doute, même si les marques y trouvent de nombreux avantages.

samedi 18 février 2012

Le marché du Luxe se paye Paris

Par Stephen Dastugue


Aujourd’hui le groupe PPR annonce des résultats bien supérieurs aux prévisions. Il ajoute que ces chiffres sont obtenus en grande part, grâce au pôle luxe. La maison Hermès affichait également de tels résultats récemment, voir l’article : «La Chine, une consommation ostentatoire».
S’agissant du groupe LVMH, il en va de même, porté par Vuitton. Pour le groupe Richemont, même constat, ces ventes ont progressé au troisième trimestre, soutenues par l’Asie. Pareillement, pour le constructeur automobile de luxe britannique Bentley, qui a réalisé des ventes record en 2011.
On le sait le luxe se porte très bien. Pour s’en convaincre encore, la vente d’un sac «Birkin», a été adjugé 61 000 euros à l’hôtel Drouot à Paris, le 19 décembre 2011.
Mais quel avenir pour Paris alors ? Une mégapole exclusivement dévolue au luxe, pour une clientèle fortunée ? 

Tout semble l’indiquer. On peut, dans un premier temps, faire le constat des m2 gagnés par le marché du luxe dans la capitale, depuis 2 ans.
Dans tous ces secteurs, que ce soit, l’horlogerie, l’hôtellerie haut de gamme, la maroquinerie et la mode...il y a eu, une volonté claire d’investir davantage dans les beaux quartiers Parisiens, pour gagner encore en chiffre d’affaires, porté par un marché soutenu et prometteur.
Ainsi, on a pu voir peut être la plus belle ouverture de magasin, 2000m2, avec le porte-drapeau du luxe qu’est la maison Hermès, au 17 rue de Sèvres, dans le VI éme, le 19 novembre 2010.
De son côté, le 2 décembre 2011, LVMH a fait renaître les malles Moynat, le concurrent historique de Louis Vuitton, avec un magasin de 200 m2, au 348 de la rue Saint Honoré, le 2 décembre 2011.
  


Christian Louboutin est également de la partie, avec l’ouverture de sa première boutique homme, de 50 m2, au 17 rue Jean Jacques Rousseau dans le 1er arrondissement, fin septembre 2011.
Enfin, Prada a ouvert son plus grand magasin à ce jour, soit 1900 m2, au 6 de la rue du faubourg Saint-Honoré, le 24 janvier 2012. Un palais de glaces et de damiers,  avec un étage entier réservé aux clients VIP.
En somme, c’est 4150 m2 de mode luxe en plus dans la Capitale.
Pour la part de l’hôtellerie haut de gamme, on a eu la réouverture du Royal Monceau le 18 octobre 2010,  au 37 avenue Hoche, une rénovation pour attirer une nouvelle clientèle d’artistes fortunés, on se rappelle aussi de l’arrivée du Palace Shangri-la, 15 000 m2, place d’Iéna, fin 2010, avec une fin de travaux prévue pour le dernier trimestre 2011, et enfin on a assisté à l’ouverture du Mandarin Oriental, 13 343 m2, au 251 rue Saint-Honoré, dans le 1er arrondissement, le 28 juin 2011. Paris a donc «gagné» trois hôtels de grand luxe soit, 28 343 m2.

Pour l’horlogerie, c’est Breitling qui s’offre l’ancien magasin Elegance, soit 150 m2, rue de la paix et Vacheron Constentin n’est pas en reste, puisqu’il a acquis le point de vente de Henri Maupiou, soit 130 m2, rue de la paix également. Ces deux maisons investiront leurs lieux très prochainement.

- En outre, c’est ce qui nous amène à envisager le futur «immédiat».
On sait par exemple, qu’en décembre dernier, le groupe Richemond a repris l’immeuble de Old England (ce dernier devrait fermer en Mars), dans le quartier de l’Opéra, 12 bvd des capucines IX éme arrondissement, pour y installer, après travaux,  un multi-marques de montres de luxe, exploité par le Suisse bucherer. Ce sera le plus grand magasin de montres au monde avec ses 2000 m2.
A cela, on peut ajouter que, s’agissant de l’hôtellerie de luxe, le Ritz situé place Vendôme, va fermer deux ans à compter de l’été 2012, pour travaux. il s’agit de tenir son rang face à la concurrence.
Le Crillon place Concorde, va lui aussi effectuer d’importants travaux à partir de l’été 2012.
Enfin, dès le début 2013, on va pouvoir se rendre au tout nouveau palace situé au 19 avenue Kleber, le Peninsula. Il investit donc, les murs de l’ancien Centre de conférence du ministère des affaires étrangères, soit 40 000 m2, situé près de l’Arc de Triomphe.
On sait également, mais ici je pense au secteur de la mode, que Vuitton vient d’acquérir, la boutique Arthus Bertrand, du 6 Place St Germain VI éme arrondissement, soit sa voisine, pour une expansion. 
Pour ce qui est des grands magasins, là aussi, on peut constater un changement de look, pour un virage vers le luxe.
Les travaux des Galeries Lafayette ont commencé l’été dernier, mais ils accusent déjà un retard important. il devrait durer 3 ans. Ces travaux sont commandés, pour entre autres, se moderniser et mettre les produits du luxe davantage en avant. 
Le Printemps Haussmann, dès 2007, a entreprit un chantier de rénovation de grande ampleur, qui devrait se terminer courant de cette année. Là aussi, avec la volonté d’être un temple du luxe parisien. Ainsi, Jaeger Lecoultre y a ouvert une boutique, au premier étage. La maison horlogère Suisse, Raymond Weil, s’y est offert un espace. D’autres ont suivi ou suivront.
A présent, c’est le Bon Marché qui fait peau neuve, et va même au-delà, en s’offrant 4000 m2 supplémentaires. Les travaux viennent tout juste de commencer pour se terminer fin 2016. Le rez-de-chaussée va intégrer de la haute joaillerie et du high teck, l’horlogerie s’agrandira. Un nouveau service est déjà prévu, avec la mise en place d’un barbier, l’ajout d’un cordonnier, est toujours à l’étude. De nouveaux venus vont participer à ce renouveau : Givenchy homme, Gucci homme et femme, d’autres vont s’agrandir, comme Vuitton. Le département homme se verra doté de 300 m2 supplémentaires pour créer un univers de gymnase année 40, donc du bois avec un dégradé de couleurs. 
Pour les Halles dans le 1er arrondissement, c’est encore plus radical. Puisqu’ici, on rase les bâtiments plutôt que de les rénover, on prévoit la fin de chantier à l’horizon 2016. 7500 m2 seront dédiés au commerce et considérant les orientations de tous les autres grands magasins, on peut penser que le luxe va s’inviter au coeur de Paris, quelle meilleure place d’ailleurs?









En conclusion, l’argent fou de l’industrie du luxe, permet la multiplication de lourds investissements et réclame de plus en plus de nouveaux marchés, j’ai pu constater plus de 80 000 m2 de luxe achetés dans Paris. Mais c’est pas fini...

jeudi 16 février 2012

Du service client à une culture du service


Par Stephen Dastugue


Le service client existe depuis que le monde est monde. Il est aussi vieux que la vente elle-même.
On entend par service à la clientèle, le fait qu’une personne employée fournit une offre de services à ses clients, dans le but de bénéficier du bouche à oreille pour attirer de nouveaux acheteurs. Plus le service offert est de grande valeur, plus de gens voudront s’en prévaloir. 
Ce service consiste à répondre aux questions des clients, recevoir les commandes, régler les désaccords, gérer le mécontentement, voire instaurer un service après-vente pour assurer un entretien après l’acte d’achat. 
Mais depuis un moment, un tel service ne saurait être suffisant.


Pour s’en convaincre, on peut se référer à l’article : «la chine, une consommation ostentatoire», 
Pour le Chinois le service est clé. Or, quand on voit que d’ici 3 ans la Chine représentera 34% du marché mondial du luxe, avec 57 milliards d’euros en chiffre d’affaires. Il est évident, que le service se doit d’être à la hauteur, de ce nouveau client exigeant. Les dernières formations  dans le monde du luxe en témoignent, elles ont bien assimilé ces données. Ainsi on apprend aux collaborateurs, la culture chinoise, la meilleure approche à adopter....
Plus encore, si on reprend l’article : « l’impact du e-commerce sur la boutique physique» où il apparaissait que le commerce en ligne progressait plus vite que le commerce retail, que les projections confirmaient encore davantage cet enclin, alors face à ce nouveau comportement d’achat, je préconisais aux patrons plusieurs axes de manoeuvres, dont celui de professionnaliser ses équipes de vente, ou encore celui d’enrichir bien davantage le fichier client, de sorte que le client se sente considéré et lui offrir une expérience unique.
En reprenant la lecture de l’article : « Le luxe et l’absence de marketing client» , on aborde l’idée d’un fichier centralisé qui regrouperait tous les pôles d’une même société, que ce soit la maroquinerie, la parfumerie, le prêt-à-porter...pour optimiser sa communication et son service aux clients devient plus personnalisé. 
Et là, je pense à l’article : « La relation client à valeur ajoutée», dans lequel il apparaissait que la vente personnalisée était le garant d’une bonne performance.
Le service client est également meilleur quand il répond aux besoins de la clientèle. Notamment, en s’assurant que le client trouve le produit qu’il recherche quand il le désire. Par exemple, quand la météo l’impose, qu’il fait un froid glacial, faire que certaines pièces chaudes de la collection hiver soient disponibles autant qu’il est possible, même si la collection printemps/été se fait pressante.


La société GAP a procédé de la sorte et a été très satisfaite de l’impact, on peut aisément estimer qu’il en va de même pour la clientèle. Pour coller au plus prés de l’attente de la clientèle, nous pourrions aussi imaginer de passer à un système de trois collections, (comme Marc by Marc Jacobs avec sa collection cruise) voire capsules,(comme APC qui fait une collection «préco» et des collections collaborations) plutôt qu’un système binaire été/hiver, pratiqué couramment par les marques. 

En somme, il est nécessaire d’établir une culture du service, voir l’article : «Ma vision du luxe au regard de la crise», pour une haute professionnalisation. Il faut faire plus et mieux faire. 
Pour ce faire, étant donné qu’il est nécessaire d’agir sur le pôle commercial, (la professionnalisation du vendeur, l’enrichissement du fichier clients...), sur le pôle marketing, (la communication des valeurs, l’histoire des collections, les caractéristiques des produits...) et sur le pôle créatif, (l’élaboration de 3 collections voire plus, de collections capsules), il est aussi nécessaire d’acquérir une réelle symbiose entre eux, afin de toucher l’excellence. C’est tout l’enjeu à venir des sociétés : savoir se remettre en question, au sein de la hiérarchie.


jeudi 9 février 2012

La Chine, une consommation ostentatoire




Pour parler de la Chine contemporaine, on pourrait ne le faire qu’à travers des indices tant les chiffres sont significatifs et parlants. Alors, ce pays, en termes économiques, c’est aujourd’hui 17% du marché mondial du luxe et 23 milliards d’euros en chiffre d’affaires. En 2015, ce sera 34% du marché mondial du luxe et 57 milliards d’euros en chiffre d’affaires, qu’on lui concède.
C’est aussi pas moins de 320 000 millionnaires, 41 milliardaires (Forbes), que l’on dénombre et 5 millions qagnent plus de 30 000 $ par an. C’est un véritable eldorado pour les grandes maisons du luxe mondial.


Dès lors, on comprend que Dunhill ait 95 magasins sur le continent Chinois, que Burberry en ait 50 et que Gucci, Hermès et Vuitton en aient 40. Ce dernier y connaît d’ailleurs, un taux de croissance de 50% par année. Le marché du luxe a donc su opérer un ancrage judicieux en Chine. Et si historiquement la clientèle était masculine, il s’agissait des cadres du parti, aujourd’hui la femme est la cible de ces maisons; celle amante d’un riche homme d’affaire, ou alors celle bien née. 
C’est aussi 50 millions de Chinois qui voyagent, et en 2020 on estime qu’ils seront 100 millions. Or, le touriste Chinois dépense en moyenne 1400 euros par jour et par marque...pour qui sait capter cette clientèle, c’est une véritable malle au trésor. Il y a ceux qui ne vivent que dans le luxe et ceux qui ne vivent pour le luxe. On parle alors d’une consommation ostentatoire. Quoi qu’il en soit, cette clientèle est très difficile, par contre une fois qu’elle jette son dévolu sur une marque, les ventes explosent.
Pour cette clientèle le service est primordial, elle recherche des valeurs, la marque Hermès est très bien placée (cf mon article), le logo, on le comprend tant le Chinois aime montrer qu’il a réussit. Consommer du luxe est pour lui une valeur de marqueur de réussite. De sorte qu’il lui arrive de se priver, pour en acheter. Quand il voyage, il économise sur les hôtels, il privilégie les 2 étoiles, et pour ses repas, il mange chinois à Paris, afin de mieux dépenser quand il fait son shopping luxe. En fait, le Chinois se révèle être «le plus gros shopper luxe de la planète». La Chine va t’elle alors changer le luxe?
Aujourd’hui, si la maison Hermès peut annoncer un nouveau record de vente pour l’année 2011, avec une marge opérationnelle de plus de 30% (Paris, 9 fév 2012 AFP), c’est que L’Asie hors Japon, y est pour beaucoup. Il lui reste à augmenter sa capacité de production en investissant dans le secteur, tant la demande est toujours plus forte. C’est un problème que partage presque tout le marché du luxe...et le monde serait sujet à des crises...